Les récentes évolutions de la stratégie VMware par Broadcom (politique de tarification, arrêt des licences perpétuelles, programme partenaires moins attractif…), poussent de nombreuses entreprises à envisager des alternatives pour garantir la pérennité et l’optimisation de leurs infrastructures IT. Pour les organisations ayant bâti une grande partie de leur architecture autour de VMware, cela représente un véritable bouleversement !
C’est également l’opportunité d’explorer des solutions alternatives qui pourraient non seulement répondre aux besoins actuellement couverts par VMWare, mais aussi constituer le socle de la transformation du Système d’Information (SI).
Vincent Barthez, Responsable de la Digital Foundation chez Inside, nous montre comment évaluer les risques et les impacts possibles d’un changement, quelles sont les alternatives technologiques et les trajectoires envisageables, et quelle démarche adopter pour une transformation efficiente ?
Comment connaître les dépendances de son infrastructure avec VMWare ?
Les modifications apportées par Broadcom ne sont pas uniquement tarifaires. Entre appauvrissement technologique et fragilisation de l’écosystème, il est primordial de maitriser son infrastructure et d’identifier ses dépendances à VMWare avant d’entamer une démarche de migration ou d’évolution.
La première étape consiste à faire l’inventaire des actifs afin de définir les adhérences entre les environnements virtuels et les autres systèmes (notamment le réseau et le stockage) pour mesurer les impacts. Pour cela, il faut disposer d’une parfaite connaissance de son infrastructure, de ses applications critiques et des compétences internes nécessaires pour gérer ces environnements. Apparait alors la nécessité de cartographier son infrastructure afin de ne rien omettre. Identifier les systèmes de production et de reprise d’activité, les fonctionnalités avancées en matière de résilience et de haute disponibilité, ou encore les différentes interconnexions internes au sein du SI et vers l’extérieur pour en appréhender les enjeux de cybersécurité.
La deuxième étape consiste à identifier la possibilité d’atteindre le même niveau de résilience des environnements critiques VMWare au travers d’autres solutions technologiques. Et si la maîtrise technique s’en trouvera affaiblie au sein des équipes. Plus largement, nous pensons que la modernisation des infrastructures IT qui peut en découler ne se résume pas à un simple changement de technologie. Cette transformation doit initier une réflexion stratégique sur la maturité des applications, l’évolution des besoins métiers, et les meilleures pratiques DevOps pour garantir une infrastructure performante, résiliente et scalable.
Quelles sont les alternatives à VMWare aujourd’hui ?
De nombreuses alternatives existent, nous en proposons quelques-unes ci-après, cependant il n’existe pas de recette miracle et chaque technologie possède ses avantages et ses inconvénients :
- La virtualisation Open Source représente une alternative fiable et économique avec des solutions comme Proxmox ou oVirt, adaptées aux besoins de virtualisation basiques et avancés. Les points forts sont des coûts nettement inférieurs grâce à l’absence de licences propriétaires, une flexibilité et une personnalisation particulièrement adaptées aux environnements spécifiques, et une forte communauté open source pour le support et l’innovation. Les points faibles sont le support commercial limité comparé aux solutions propriétaires, et la nécessite d’une expertise technique plus importante pour la mise en œuvre et la gestion de solutions open source.
- L’infrastructures Hyperconvergées (HCI) est une alternative tout en un, avec par exemple des solutions comme Nutanix AHV qui intègre le stockage, la virtualisation et la gestion du réseau dans une plateforme unique. C’est une solution idéale pour réduire la complexité et maximiser les performances. Les points forts sont l’intégration simplifiée du stockage, de la virtualisation et du réseau, la gestion centralisée et la réduction des besoins matériels ainsi que l’évolutivité pour s’adapter aux charges de travail croissantes. Les points faibles sont le coût initial plus élevé pour les petites entreprises et – là aussi – la dépendance à une infrastructure spécifique, ce qui peut limiter la flexibilité.
- La conteneurisation basée sur des plateformes comme Kubernetes ou OpenShift, permet une gestion cloud-native des applications, une évolution vers des architectures de type Microservices offrant scalabilité, agilité et portabilité entre environnements multi-cloud et On-Prem. Les points forts sont les capacités à moderniser les applications et à adopter une approche cloud-native, la mise à l’échelle et la portabilité des charges de travail entre différents environnements (on-premise et cloud), et le large écosystème d’outils et de services compatibles. Les points faibles sont la courbe d’apprentissage importante à ne surtout pas sous-estimer pour les équipes non familiarisées avec Kubernetes , ainsi que la complexité accrue dans la gestion et l’orchestration par rapport à des solutions plus traditionnelles.
- La migration vers le Cloud au travers des différents fournisseurs tels qu’AWS, Azure ou encore Google Cloud, offre des solutions flexibles pour étendre ou remplacer une infrastructure on-premise, tout en optimisant les coûts et les performances grâce à un modèle à la demande. Les points forts sont le modèle de facturation à la demande (pour réduire les coûts fixes), l’accès facilité à une multitude de services managés, l’analyse de données et la gestion d’applications cloud-native, et enfin la haute disponibilité et la résilience intégrées. Les points faibles sont la dépendance vis-à-vis des fournisseurs cloud (risque de verrouillage) et les coûts variables difficiles à prévoir à long terme si la consommation de services n’est pas bien gérée.
Précisons qu’il ne s’agit pas de choix exclusifs et qu’il est nécessaire d’avancer par étapes (mode big bang à exclure) en fonction du budget et de la criticité des besoins. Il est donc tout à fait possible de mixer une infrastructure hyperconvergée pour une partie du système, et une approche Cloud pour une autre partie. Ou encore de faire une bascule de l’un à l’autre à terme. L’important étant de définir une architecture cible claire (en intégrant les technologies les plus adaptées à vos besoins et à vos objectifs métier), et d’élaborer une roadmap réaliste (avec un plan structuré, en détaillant les étapes clés pour implémenter cette architecture tout en assurant la continuité des opérations) afin d’optimiser les investissements, d’assurer la maîtrise du projet et d’aligner l’IT et les métiers.
Comment Inside accompagne ses clients autour de cet enjeu de migration VMware ?
Toutes les organisations ne peuvent pas réagir seules à ce changement de paradigme. Se faire accompagner, bénéficier de conseils, partager des retours d’expérience et renforcer ses équipes avec des experts sont des leviers essentiels pour y faire face. Chez Inside, nous vous accompagnons pour définir votre stratégie de transition et choisir la solution la plus adaptée à votre environnement, en tenant compte de la maturité de votre SI, de votre organisation, de votre budget et de votre stratégie. Nous aidons les directions IT à réaliser une analyse préliminaire indispensable, grâce à une phase d’audit et de cartographie de la maturité de votre parc applicatif et de vos équipes infrastructures.
Nous proposons ainsi une approche qui permet de traiter ces enjeux de bout en bout :
- Etat des lieux et audit : cadrage d’architecture, remise en question de la stack de virtualisation (conteneurisation vs virtualisation), Analyse des impacts et de la dépendance
- Définition de la stratégie de transition : optimisation des coûts de votre infrastructure, trajectoire de migration, maîtrise des risques
- Accompagnement au replatforming : aide au choix d’une solution technologique
Echangeons sur la stratégie à adopter autour des changements impactant VMWare !